Comme l'a indiqué au café pédagogique la DGRH de l'Éducation Nationale Josette Théophile les textes concernant la nouvelle forme d'évaluation des enseignants est prête et sera mise en place dès la rentrée 2012, même si le ministère affirme que la consultation avec les organisations syndicales des enseignants, des inspecteurs et des chefs d'établissement se poursuit - L'ex-DRH de l'Oréal Luc Châtel applique la politique sarkozyste de dénigrement des syndicats ; "on vous consulte pour dire que l'on implique les partenaires sociaux, mais on fera comme on voudra !".

Certes, la forme actuelle d'évaluation et de progression de carrière des enseignants est loin d'être satisfaisante, et tout le monde s'accorde à le dire. Mais alors qu'elle croisait le regard pédagogique d'un inspecteur (extérieur à l'établissement) avec celui du chef d'établissement sur l'implication auprès des élèves, dans les équipes et dans l'établissement du professeur, elle sera désormais une appréciation unique du directeur. Derrière cette réforme ; la disparition du corps d'inspection (ce qui fera des économies substantielles) et la subordination des enseignants à leur hiérarchie (les chefs d'établissement étant plus serviles à mettre en œuvre la politique du ministère et les directives rectorales).

Ainsi l'Éducation Nationale met en œuvre une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, à savoir la rémunération "au mérite" des fonctionnaires, omettant d'expliquer que désormais tous les enseignants avanceront au même rythme (ou presque) et plus lentement qu'auparavant. Un système qui ne reconnaîtra pas plus qu'avant le travail et la qualité de chacun des professeurs, probablement plus son autorité que ses compétences pédagogiques (celui qui gardent les élèves les plus turbulents, ne fait pas de vague, ... sera plus méritant que celui qui soulève les problèmes).

Les enseignants voient dans cette réforme la mise sous tutelle de leur travail. Un conditionnement à la politique du directeur qui aura un pouvoir quasi absolu sur les orientations de son établissement, les budgets alloués plus généreusement aux enseignants qu'il veut promouvoir laissant aux autres les miettes et les difficultés pédagogiques qui vont avec.

Les inspecteurs qui voient déjà leur corps disparaître sur la forme, et une non-prise en compte de la compétence "disciplinaire" des professeurs sur le fond. Eux qui se faisaient l'écho auprès des instances dirigeantes de ce qui se passaient sur le terrain comprennent que l'Éducation Nationale veut surtout ne plus rien entendre de la base.

Quand au personnel de direction du (publique) ils voient là une nième mission qui leur est confiée, et souligne leur incompétence en matière d'évaluation disciplinaire. Sans compter que ceux-ci risque de diviser leur établissement ou de jouer aux démagogues s'ils veulent maintenir la cohésion de leurs équipes et donc la qualité des pratiques auprès des élèves - les principaux impactés faut-il le rappeler ! Les familles doivent prendre conscience que cette nouvelle forme d'évaluation risque bien plus de paupérisé la prise en charge des élèves que de lui donner un sens collectif cohérent.

La soit disant "autonomie" des établissements scolaires tournent à l'hyper-hiérarchisation du système. Une stalinisation du service publique d'éducation aux antipodes de ce qui se pratique dans le privé qui privilégie souvent l'intevention d'un cabinet extérieur pour effectuer sa propre évaluation.

Les syndicats du publique comme du privé ont d'ores et déjà appelés à une journée de protestation le 15 décembre prochain !

Liens :

L'appréciation de la valeur professionnelle des enseignants
L'évaluation des enseignants du secondaire confiée aux seuls chefs d'établissement ?

La barre statistique des 7 milliards d'humains sur ce grain de poussière que l'on appelle Terre a été franchit ce lundi 31 octobre 2011. 7 milliards d'humains qui ne cessent de se défier, de se déchirer, de s'étriper pour quelques futilités territoriales, idéologiques, religieuses, et surtout pécuniaires.

Pourtant avec des prévisions démographiques de 9 milliards à l'aune de 2050, et plus de 10 à l'horizon 2100, l'humanité doit collectivement prendre des décisions qui ne relèvent pas moins de sa propre préservation :

Se nourrir n'est pas un défi insurmontable sauf à laisser les spéculateurs continuer à faire flamber les prix des denrées alimentaires et ne pas permettre une juste répartition.
Entre surconsommation et surproduction d'un côté et sous-alimentation d'un autre, l'agriculture actuelle pourrait largement permettre à la population mondiale de se nourrir si les circuits de l'agro-alimentaire n'étaient pas parasités par les transactions financières. Paradoxe d'autant plus déplorable que la majorité des actifs sur la planète sont des paysans ou travaillent dans le secteur agricole (45% de la population active) tout en restant ceux qui souffrent le plus de la faim.
Le défi agro-environnemental n'en reste pas moins incertain puisque cette production dite « intensive » est fortement polluante et doit donc impérativement laisser la place à une production raisonnée (sans pesticides, engrais et autres OGM) et donc moins productive (rendement moindre à l'hectare) tout en permettant d'alimenter les 9 milliards d'êtres humains d'ici à 2050. En privilégiant la production locale, en améliorant ses techniques non agressives (contre l'environnement) et recréant des systèmes réellement coopératifs (comme à la fin du XIXème siècle en France, aujourd'hui devenus plus ou moins l'anti-chambre de la spéculation) des solutions existent. Mais ces solutions vont évidement à l'encontre des intérêts très particulier de l'industrie agro-alimentaire et de leur bras politique que sont les gouvernements. Maintenir le peuple en état perpétuel de famine est bien plus confortable pour garantir son emprise sur lui et un pouvoir oligarchique !

Se loger dans des logements salubres n'est pas une ambition irréaliste si l'honnêteté de chacun et le bon sens de nos gouvernants offraient une alternative à chaque mal-logé de ne pas s'embourber dans des méga-cités délabrées ou des bidonvilles construit à la périphérie des métropoles. L'explosion des prix du logement – passé du simple au double en 10 ans – ont poussé bon nombre de familles à s'abriter sous des habitats de fortunes, dans des hôtels miteux, ... quand elles ne se retrouvent pas directement expulsé dans la rue (même avec le répit de la trêve hivernale débuté ce 1er novembre).
Selon l'ONU plus d'un milliard d'individus vivraient dans des bidonvilles et des taudis à la périphéries des villes de par le monde, dans des conditions de précarité et d'insalubrité indignent de notre époque pourtant hyper-aseptisée dans ses centres villes. Ce nombre pourrait passer à 3 milliards d'ici à 2050, c'est à dire passer de 14% actuellement (6,2% dans les pays dit développés) à 33% (un tiers du monde) !
Nos dirigeants eux laissent leurs amis propriétaires poursuivre leur enchères sur la crise du logement qui connaît partout dans les grandes métropoles des augmentations vertigineuses. Ainsi il y a 30 ans, un ménage moyen consacrait 10% de son budget à son habitat contre 40% (en moyenne) aujourd'hui. N. Sarkozy a eu beau avoir fait mine d'afficher une volonté de ne laisser aucune personnes sans toit en faisant passer au début de son mandat la fameuse loi « DALO » (Droit Au Logement Opposable), elle n'est dans la pratique pas ou si peu appliquer que les mal-logés en France continus à progresser de manière plus qu'inquiétante. Là encore des solutions existent comme l'on fait médiatiser un certain nombre de militant(e)s ; réquisition des logements vides, construction de logements sociaux dans toutes les communes, régulation des prix des loyers, arrêts des expulsions même en été (il y a des moyens pour d'aider les plus en difficultés), déconcentration urbaine, … et autorisation de squatter comme principe constitutionnel !
Quand à L. Wauquiez il a récemment proposé de réserver une part des logements sociaux aux salariés – les « bons » pauvres, serviles – Les « mauvais » pauvres (les chômeurs) n'ont sans doute qu'à crever sous les ponts.

Se soigner sans discrimination avec les techniques et les traitement les plus efficaces devraient être une évidence depuis que le célèbre médecin grec Hippocrate (460 av. JC) a énoncé son fameux serment. Pourtant de plus en plus de pauvres renoncent ou retardent les soins nécessaires à leur santé dans le pays vanté comme « modèle » en matière de santé. Pire des lois discriminantes contre les étrangers limitent de plus en plus leur accès aux soins et les condamnent inéluctablement à une santé précaire, accélérant de plus le retour d'épidémies éradiquées depuis plusieurs dizaines d'années.
En France, les lobbies de la médecine libérale refusent de se voir imposer une répartition équilibrée de leurs praticiens sur l'ensemble du territoire, pourtant nécessaire pour combler les déserts médicaux. Mais n'hésitent pourtant pas à faire régulièrement augmenter le tarif de base de leurs consultations (bien plus rapidement que le RSA), augmentation qui est répercutée sous forme de franchises à la charge donc des patients devenus clients – Ne parlons même pas des dépassements d'honoraires qu'ils font supportés à leur dociles patients qu'ils sélectionnent volontiers au porte-monnaie, le patient CMU n'ayant qu'à aller se faire pendre aux urgences hospitalières, débordées. Ces fonctionnaires masqués (leurs revenues dépendent essentiellement des cotisations à la sécurité sociale) n'assurent plus depuis des lustres la mission de service publique à laquelle ils devraient être tous sans exception astreint.
Aux États-Unis, Obama s'est fait caricaturé de nazi/communiste (au choix) lorsqu'il a voulu imposer un système de santé un peu plus solidaire, et pourtant encore très libéral. Dans les pays les plus défavorisés, la santé est l'affaire des ONG qui pallient à l'urgence faute de moyens et de médicaments que l'industrie pharmaceutique verrouillent avec des brevets « génocidaires ». Un refus d'abandonner ce principe de brevets sur les médicaments et c'est les ¾ de la population mondiale qui se retrouvent sans les soins élémentaires – Soins pourtant indispensables pour survivre, se protéger des infections, maladies, malformations, …
Les scandales récents de cette industrie (à commencer par Servier) ont permis à nos dirigeants de justifier l'accélération du processus de déremboursement des médicaments qualifiés « de confort » au détriment des malades chroniques (le plus souvent) devant gérer les conséquences de traitements lourds ; anti-douleurs, anti-vomitifs, … et la crise de taxer les mutuelles auxquelles beaucoup de potentiels malades ont déjà renoncé augmentant encore les cotisations à ces assurances privées.
Riches et pauvres, nuls n'est à l'abri de devoir en appeler à la solidarité en matière de santé, les soins étant de fait de plus en plus coûteux (même pour les moins modestes), un minimum d'humanité devrait nous faire converger vers une santé gratuite pour tous !

S 'éduquer pour comprendre le monde, ses enjeux, sa propre place individuel au sein de ses 7 milliards de semblables, et participer à l'élaboration d'une société plus juste.
Alors que près de 50000 jeunes sortent du système éducatif français sans qualification, dans le monde c'est près 100 millions d'enfants de 6-10 ans qui ne sont même pas scolarisés. La crise ne favorisant pas une amélioration de la situation, les petites mains pouvant contribuer à subvenir aux besoins des familles tout en faisant le pain blanc des exploiteurs. En France, la dette est le prétexte tout trouvé pour diminuer les ambitions d'instruction de chers têtes blondes et mettre en place une politique utilitariste de l'école en promouvant l'apprentissage (une autre forme d'exploitation et de précarisation – il faut s'y habituer le plus tôt possible).
Mais nos dirigeants le savent, une personne éduquée c'est un révolutionnaire potentiel qui risque de renverser leur pouvoir !

Le G20 qui a réunit une fois de plus une poignée de chefs d'état qui ne se représentent qu'eux même n'a que faire de ses mièvreries misérabilistes et prolétariennes. Il fait tout pour éviter l'auto-destruction de la finance mondiale, poussé par les lobbies de l'agro-alimentaire, de l'industrie du médicament, de l'armement, … qui ne sont jamais rassasiés de profits toujours plus extravagants, creusant chaque jour plus profondément les inégalités déjà abyssales entre les 1% les plus riches et les 99% restant de la population mondiale.
La mondialisation libérale a confisqué l'idéal internationaliste de la solidarité. Il faut ici et maintenant construire une planétarisation de la communauté humaine pour que chaque individu puisse s'épanouir librement tout en étant assuré de la solidarité de ses congénères... si nous voulons survivre, si nous voulons préserver « orgueilleusement » notre propre espèce.

Le dictateur libyen n'était pas encore OTANasié que le secrétaire d'état au commerce extérieur Pierre Lelouche et le député UMP Renaud Muselier débarquaient le 12 octobre à Tripoli, accompagné de 80 patrons d'entreprises françaises. Sans aucun scrupules, les deux sbires du préZident Sarkozy entendaient bien assurer le retour sur investissement de l'intervention militaire menée par l'armée française contre l'ancien ami d'hier – L'opération « Harmattan » aura coûté au contribuable français quelques 300 millions d'euros, ce qui faisait dire au sous-ministre qu'il n'avait « aucun complexe » à venir s'approprier les richesses pétrolières (et autres infrastructures à construire et reconstruire) au peuple enfin débarrassé de leur fanatique guide Kadhafi. La délégation de rapaces est donc venus à la rencontre du CNT – pas le syndicat mais le gouvernement de transition en uniforme. Un Comité NaZional de Transition qui annonçait fièrement dès la fin officiel des hostilités contre l'ancien régime la remise en place de la charia – la loi islamique comme ciment de la nouvelle société libyenne, tout un programme...
En Libye, comme ailleurs dans le monde arabe qui s'affranchit jour après jour de ses dictateurs mégalomaniaques, les révolutionnaires qui ont payé avec leur sang et leur vie leur liberté, doivent déjà affronter l'obscurantisme religieux et la rapacité occidentale toujours prêtent à spolier les peuples. Une dictature en poussant une autre, la capitalo-cratie finit d'étendre ses tentacules sur un pactole estimé à 145 milliards d'euros (sur 10 ans) avec l'assentiment des barbus.
Ainsi, en Tunisie, où les élections ont désigner les heureux élus qui rédigeront la constitution et mettrons en place le fonctionnement « théocratique » du pays révolutionné, le parti islamiste « modéré (sans rire) » ennadha est arrivé en tête. Déjà une poignée de révolutionnaires est en grève de la faim, parce que blessés ils ne servent plus à rien et risqueraient probablement de s'insurger à nouveau contre cette confiscation par la nomenklatura tunisienne d'une révolution qu'ils ont payé dans leur chair. Les touristes peuvent revenir dépenser leurs rentes, mais avec le voile ? En Égypte, le gouvernement se prépare à transiter pour de longues années...
En Syrie, Bashar al-Assad a massacré plus de 3000 personnes depuis mars, tandis que son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh en revendique à peine 1500 et ce dans l'indifférence occidentale la plus totale qui a bien d'autres puits de pétroles à pomper.

Pendant ce temps, en Europe comme aux États-Unis, les agences de notation distribuent les mauvais points aux états qui ne se plient pas une politique suffisamment libéral et austère contre leurs citoyens. Les marchés suivant opportunément les admonestations de ces vigies de bonne conduite économique et financière augmentant ainsi leurs taux d'intérêts aux emprunts accordés à ces états encore bien trop socialisés à leur goût.
À Rome comme à Athènes, les médias complaisant décrivent des manifestations qui dégénèrent omettant de détailler les mesures assassinent prisent par les gouvernements contre leur propre population pour satisfaire leurs usuriers.
C'est ainsi, que dans une vision unilatérale de l'économie, les technocrates de la commission de Bruxelles font appliquer, au vieux continent, une politique ultra-libérale jugée incontournable, indiscutable et indépassable sauf à sombrer dans les pires heures du communisme stalinien. Une politique confortée par le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) Jean-Claude Trichet qui n'entend pas se laisser dicter ses prêches par les ineptes citoyens européens.
Angela l'allemande et Nicolas le französisch peuvent convoler en juste opportunisme pour garder leur pouvoir hégémonique sur le no man's land européen sans trop froisser leur électorat respectif qui pourrait bien les éjecter de leur trône si confortable aux prochaines élections. Parallèlement, et en parfaite symbiose, le G20 accélère ses non-décisions et repousse aux calendes grecques la régulation a minima des banques et la taxation des transactions financières.

De Madrid à Wall Street les indignés ont beau s'insurger et multiplier les initiatives pour dénoncer cette confiscation de la démocratie par l'oligarchie politco-économique et les anarchistes de gueuler « Ni Dieu, Ni État, Ni Marchés ! », les gourous de l'ordre mondial n'en n'ont cure et entendent bien imposer leur manière « moderne » d'administrer la planète au mépris des libertés et de la solidarité.
À Tripoli, à Tunis, à Athènes, à Rome, à Lisbonne, à New York, … comme à Paris ne laissons plus cette classe privilégiée accaparer nos richesses pour mieux nous asservir. Ne laissons pas les dictatures sanguinaires se substituer à celles toutes aussi violentes de la spéculation financière. La révolte ne doit pas conduire à l'expropriation de nos vies et de nos biens par une poignée d'illuminés guidés par leur insatiable soif de profits.
Il est désormais urgent que les révolutions de par le monde soient sociales, libertaires et autogestionnaires pour ne pas se retourner contre la liberté des individus et la solidarité des peuples !

 paru dans Le Monde Libertaire n°1649 : https://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=14974

En août 2007, N. Sarkozy faisait voté la loi sur le service minimum (une promesse de campagne) dans les transports ferroviaires et l'éducation. Cette vieille revendication des conservateurs a été immédiatement mise en place lors d'une grève des cheminots à l'automne suivant. En juillet 2008, le président provocateur déclarait devant ses amis UMP que « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »...

Et même si depuis, le trublion a implicitement été obligé d'admettre que les grèves et manifestations – massives contre les retraites et plutôt bien suivies dans l'éducation – étaient bien visibles, il n'en reste pas moins que chaque occasion est bonne pour écorcher le droit constitutionnel à la grève. Ainsi, alors que les hôtesses et stewards d'Air France protestaient contre les suppressions de postes annoncées, le ministre des transports Thierry Mariani a jugé « irresponsables » les grévistes, considérant la protestation syndicale de « culture archaïque » et d'appeler ironiquement (quoique) la concurrence à la rescousse : « je trouve que cette grève est une bonne nouvelle pour les concurrents d'Air France ».

L'entreprise aérienne, hier encore un service publique, est explicitement vendue à la concurrence par le ministre libéral. Une bonne occasion pour la droite de faire la promotion de la privatisation et tenter de faire reculer le droit de grève... Que tous les secteurs rejoignent ce mouvement pour une Grève Générale et illimitée - grève qui pourrait se muer en révolution face à des politiques sourds et arrogants !

Contenu RadioactifLa catastrophe nucléaire de la centrale japonaise à Fukushima et la "liquidation" qui s'opère encore actuellement et qui perdurera probablement pendant des dizaines d'années illustrent parfaitement le paradoxe technologique contemporain.

Le Japon est réputé pour ses innovations robotiques, et nous présente régulièrement des humanoïdes singeant nos serviles contemporains. Pourtant, ceux qui se sacrifient actuellement près de l'amas de fer et de béton engendré par les explosions des réacteurs sont bien fait de chairs et de sang. Et nul n'ignore - ni eux, ni nous - que leur vie, s'ils survivent, en sera à jamais affectée, que leur mort sera statistiquement avancée.

Pire les quelques robots qui assistent ces hommes (et femmes ???) ont a priori défaillit suite aux radiations qui affectent et endommagent les circuits électroniques. Cela signifie-t-il que le progrès technologique ne pourra jamais surpasser le génie et le savoir faire humain ?

Ce qui est certain, c'est que ce nouvel accident technologique doit aujourd'hui nous interroger sur l'opportunité de mettre en oeuvre des techniques qui nous dépassent, que nous ne maîtrisons pas. Il ne s'agit pas de "cracher" sur le progrès technique qui a indiscutablement permis à l'humanité de s'émanciper, d'améliorer son état animal, ... mais doit-on poursuivre le sacrifice servile de l'humanité à la technologie issu d'une science que l'homme découvre tout juste sous prétexte de progrès rapide ?