En août 2007, N. Sarkozy faisait voté la loi sur le service minimum (une promesse de campagne) dans les transports ferroviaires et l'éducation. Cette vieille revendication des conservateurs a été immédiatement mise en place lors d'une grève des cheminots à l'automne suivant. En juillet 2008, le président provocateur déclarait devant ses amis UMP que « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »...

Et même si depuis, le trublion a implicitement été obligé d'admettre que les grèves et manifestations – massives contre les retraites et plutôt bien suivies dans l'éducation – étaient bien visibles, il n'en reste pas moins que chaque occasion est bonne pour écorcher le droit constitutionnel à la grève. Ainsi, alors que les hôtesses et stewards d'Air France protestaient contre les suppressions de postes annoncées, le ministre des transports Thierry Mariani a jugé « irresponsables » les grévistes, considérant la protestation syndicale de « culture archaïque » et d'appeler ironiquement (quoique) la concurrence à la rescousse : « je trouve que cette grève est une bonne nouvelle pour les concurrents d'Air France ».

L'entreprise aérienne, hier encore un service publique, est explicitement vendue à la concurrence par le ministre libéral. Une bonne occasion pour la droite de faire la promotion de la privatisation et tenter de faire reculer le droit de grève... Que tous les secteurs rejoignent ce mouvement pour une Grève Générale et illimitée - grève qui pourrait se muer en révolution face à des politiques sourds et arrogants !

Le dictateur libyen n'était pas encore OTANasié que le secrétaire d'état au commerce extérieur Pierre Lelouche et le député UMP Renaud Muselier débarquaient le 12 octobre à Tripoli, accompagné de 80 patrons d'entreprises françaises. Sans aucun scrupules, les deux sbires du préZident Sarkozy entendaient bien assurer le retour sur investissement de l'intervention militaire menée par l'armée française contre l'ancien ami d'hier – L'opération « Harmattan » aura coûté au contribuable français quelques 300 millions d'euros, ce qui faisait dire au sous-ministre qu'il n'avait « aucun complexe » à venir s'approprier les richesses pétrolières (et autres infrastructures à construire et reconstruire) au peuple enfin débarrassé de leur fanatique guide Kadhafi. La délégation de rapaces est donc venus à la rencontre du CNT – pas le syndicat mais le gouvernement de transition en uniforme. Un Comité NaZional de Transition qui annonçait fièrement dès la fin officiel des hostilités contre l'ancien régime la remise en place de la charia – la loi islamique comme ciment de la nouvelle société libyenne, tout un programme...
En Libye, comme ailleurs dans le monde arabe qui s'affranchit jour après jour de ses dictateurs mégalomaniaques, les révolutionnaires qui ont payé avec leur sang et leur vie leur liberté, doivent déjà affronter l'obscurantisme religieux et la rapacité occidentale toujours prêtent à spolier les peuples. Une dictature en poussant une autre, la capitalo-cratie finit d'étendre ses tentacules sur un pactole estimé à 145 milliards d'euros (sur 10 ans) avec l'assentiment des barbus.
Ainsi, en Tunisie, où les élections ont désigner les heureux élus qui rédigeront la constitution et mettrons en place le fonctionnement « théocratique » du pays révolutionné, le parti islamiste « modéré (sans rire) » ennadha est arrivé en tête. Déjà une poignée de révolutionnaires est en grève de la faim, parce que blessés ils ne servent plus à rien et risqueraient probablement de s'insurger à nouveau contre cette confiscation par la nomenklatura tunisienne d'une révolution qu'ils ont payé dans leur chair. Les touristes peuvent revenir dépenser leurs rentes, mais avec le voile ? En Égypte, le gouvernement se prépare à transiter pour de longues années...
En Syrie, Bashar al-Assad a massacré plus de 3000 personnes depuis mars, tandis que son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh en revendique à peine 1500 et ce dans l'indifférence occidentale la plus totale qui a bien d'autres puits de pétroles à pomper.

Pendant ce temps, en Europe comme aux États-Unis, les agences de notation distribuent les mauvais points aux états qui ne se plient pas une politique suffisamment libéral et austère contre leurs citoyens. Les marchés suivant opportunément les admonestations de ces vigies de bonne conduite économique et financière augmentant ainsi leurs taux d'intérêts aux emprunts accordés à ces états encore bien trop socialisés à leur goût.
À Rome comme à Athènes, les médias complaisant décrivent des manifestations qui dégénèrent omettant de détailler les mesures assassinent prisent par les gouvernements contre leur propre population pour satisfaire leurs usuriers.
C'est ainsi, que dans une vision unilatérale de l'économie, les technocrates de la commission de Bruxelles font appliquer, au vieux continent, une politique ultra-libérale jugée incontournable, indiscutable et indépassable sauf à sombrer dans les pires heures du communisme stalinien. Une politique confortée par le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) Jean-Claude Trichet qui n'entend pas se laisser dicter ses prêches par les ineptes citoyens européens.
Angela l'allemande et Nicolas le französisch peuvent convoler en juste opportunisme pour garder leur pouvoir hégémonique sur le no man's land européen sans trop froisser leur électorat respectif qui pourrait bien les éjecter de leur trône si confortable aux prochaines élections. Parallèlement, et en parfaite symbiose, le G20 accélère ses non-décisions et repousse aux calendes grecques la régulation a minima des banques et la taxation des transactions financières.

De Madrid à Wall Street les indignés ont beau s'insurger et multiplier les initiatives pour dénoncer cette confiscation de la démocratie par l'oligarchie politco-économique et les anarchistes de gueuler « Ni Dieu, Ni État, Ni Marchés ! », les gourous de l'ordre mondial n'en n'ont cure et entendent bien imposer leur manière « moderne » d'administrer la planète au mépris des libertés et de la solidarité.
À Tripoli, à Tunis, à Athènes, à Rome, à Lisbonne, à New York, … comme à Paris ne laissons plus cette classe privilégiée accaparer nos richesses pour mieux nous asservir. Ne laissons pas les dictatures sanguinaires se substituer à celles toutes aussi violentes de la spéculation financière. La révolte ne doit pas conduire à l'expropriation de nos vies et de nos biens par une poignée d'illuminés guidés par leur insatiable soif de profits.
Il est désormais urgent que les révolutions de par le monde soient sociales, libertaires et autogestionnaires pour ne pas se retourner contre la liberté des individus et la solidarité des peuples !

 paru dans Le Monde Libertaire n°1649 : https://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=14974

Et voilà que l'animateur de télévision qui a probablement pollué la planète plus que la plupart des citoyens électeurs qu'ils entends représenter au nom de l'écologie, se déclare candidat à l'élection présidentielle. À un an de la prochaine investiture, les candidats de droite et de gauche fort de leur ego, se déclarent "officiellement" ou "officieusement" - comme le président actuel pas encore déclaré mais que tout le monde sait candidat. On ne parlera pas de futur candidat DSK, redescendant de son très convoité poste au FMI - L'organisation qui a finit de mettre à genoux les pays déjà économiquement lessivé par les usuriers de la finance mondiale.

L'élection présidentielle 2012 sera "historique" selon l'historien Max Gallo(pin) - parce qu'il succédera à la crise financière, la crise écologique (après Fukushima), la "crise" (en fait les révolutions légitimes) du monde arabe... Un prétexte pour l'ex-futur-candidat Nicolas Sarkozy pour justifier de la nullité de son mandat, et l'autoriser à demander au bon peuple de france une chance de se rattraper pour un second.

Mais laissons là les ambitions de ceux qui ne visent que les ores du pouvoir, et méprise le peuple au nom de leur idéologie, de leur ambition personnelle, se rêvant de gloire médiatique et historique - La Star Académie de la politique est né avec le nouveau siècle !

Car après les catastrophes écologiques, financières, politiques et religieuses, comment pouvons nous encore confier le pouvoir à quelques prétentieux, élitistes, qui ne se fient qu'à quelques lobbystes plutôt qu'à ceux qui démocratiquement les ont élus. Pour preuve, ils ne cessent de se légitimer en affirmant servir l'état, la patrie, la nation... toujours ils oublient qu'ils servent avant tout ; le peuple, c'est à dire des enfants, des femmes et des hommes qui aspirent à la liberté pour pouvoir s'émanciper et la solidarité pour ne jamais sombrer. Il faut lire (ou re-lire) "Histoire Populaire et Parlementaire de la Commune de Paris" d'Arthur Arnould pour voir comment il est possible d'inverser ce système inique du pouvoir qui asservit le peuple au pouvoir suprême de l'état fusse-t-il parlementaire, républicain, démocratique ! Car si dans notre société européenne du XXIème siècle il semble que les Thiers (assassin en chef du peuple parisien) est plus ou moins disparu (quoique), les bourreaux de notre société, affameurs, asoiffeurs, et autres expulseurs  se terrent dans les conseils d'administration de holding industrielles et financières - et par leurs accointances avec ceux qui occupent les assemblées démocratiques actionnent les leviers de la misère du peuple qui laborieusement, quotidiennement leurs remplissent leur gros ventre de rentes indus.

Il n'y a rien attendre des Sarkozy, Aubry, DSK, Royal, Hollande, Lepen, Melenchon, Hulot, ... et tous les prétendants au trône élyséen, mais il a tout attendre du peuple si méprisé par cette élite qui s'offusquent dès que l'on évoque l'idéal "populaire". Il n'y a nul légitimité à décidé contre le peuple, et pour une minorité déjà repus de tous les richesses de la planète. Seul les individus se rassemblant, s'assemblant, et formant ici et là des groupes autonomes ont la légitimité de s'administrer et quand cela est nécessaire de le faire par un mandat "impératif", c'est à dire dont la feuille de route est imposé par l'assemblée à un individu élu, et "révocable", c'est à dire pouvant être invalidé par cette même assemblée dès lors que ce mandat est dévoyé.

Il n'y a rien à attendre de l'année 2012, ni l'apocalypse prédit par certains oracles, ni un changement de société par l'incarnation d'un changement de son représentant. Ce n'est pas une élection supplémentaire qui modifiera la course folle vers l'impasse économique et idéologique dans laquelle nos dirigeants nous entraînent depuis de nombreuses années (bien avant les crises), mais la révolution du peuple contre l'oligarchie. Il n'y a rien a attendre d'un quelconque prophète idéologique, qui donnerait au bon peuple prêt à donner son sang (une fois de plus) des recettes toutes faites. Non, il y a tout à faire et nous avons chacun d'entre nous la responsabilité, pour nous, nos contemporains, nos enfants, et les générations futures le devoir d'abolir une bonne fois pour toute le système qui consiste à se soumettre, se subordonner (en droit du travail) à nos dominateurs, nos exploiteurs. Il faut changer - et cela peut se passer d'une période de transition sanguinaire - le mécanisme qui consiste à désigner même par un vote démocratique l'autorité partiale qui n'a de cesse que ne nous spolier, surveiller, réprimer ne peut-être la justice impartial à laquelle nous pouvons aspirer. Il faut le remplacer par un mécanisme qui ne permette jamais à quelque individu que ce soit d'exercer un pouvoir politique, économique, religieux, ... qui puissent retirer à un seul autre de ces individus un brin un soupçon de liberté, et par delà démantelé la solidarité entre les femmes et les hommes qui peuplent ce monde - car cette solidarité est la garantie de cette même liberté individuelle - n'en déplaisent aux libéraux qui défendent avant tout la liberté des puissants, et surtout et avant tout la propriété des possédants sans égard à la spoliation des plus faibles et de ceux "mal nés" qui n'ont rien et à qui ont demande tout !

Il y a donc à une échéance qui ne peut plus attendre à construire, ériger, instituer un mécanisme qui supprimera toute forme d'autorité, permettra de mandater toute personne qui légitimement mettra en oeuvre les aspirations de ceux qui l'ont désigné et s'il ne s'y subordonne pas il sera révoqué. Comme chaque assemblée, organisation, ... qui se coupera du peuple sera mécaniquement démantelée et ne pourra plus sous quelque forme que ce soit exercer son pouvoir omnipotent.

Contenu RadioactifLa catastrophe nucléaire de la centrale japonaise à Fukushima et la "liquidation" qui s'opère encore actuellement et qui perdurera probablement pendant des dizaines d'années illustrent parfaitement le paradoxe technologique contemporain.

Le Japon est réputé pour ses innovations robotiques, et nous présente régulièrement des humanoïdes singeant nos serviles contemporains. Pourtant, ceux qui se sacrifient actuellement près de l'amas de fer et de béton engendré par les explosions des réacteurs sont bien fait de chairs et de sang. Et nul n'ignore - ni eux, ni nous - que leur vie, s'ils survivent, en sera à jamais affectée, que leur mort sera statistiquement avancée.

Pire les quelques robots qui assistent ces hommes (et femmes ???) ont a priori défaillit suite aux radiations qui affectent et endommagent les circuits électroniques. Cela signifie-t-il que le progrès technologique ne pourra jamais surpasser le génie et le savoir faire humain ?

Ce qui est certain, c'est que ce nouvel accident technologique doit aujourd'hui nous interroger sur l'opportunité de mettre en oeuvre des techniques qui nous dépassent, que nous ne maîtrisons pas. Il ne s'agit pas de "cracher" sur le progrès technique qui a indiscutablement permis à l'humanité de s'émanciper, d'améliorer son état animal, ... mais doit-on poursuivre le sacrifice servile de l'humanité à la technologie issu d'une science que l'homme découvre tout juste sous prétexte de progrès rapide ?

Le candidat Sarkozy promettait en 2007 de restaurer à travers le monde une image de la France soucieuse du respect des droits de l'homme, et qu'aucun contrat ne pourrait être signé avec un état qui ne respecterait la fameuse déclaration universelle.

Très vite la "realpolitik" a pris le dessus, et le candidat devenu président de nous expliquer que Kadafi - le dictateur libyen qui imposa de s'installer avec sa tente dans les jardins de l'Élysée - devait être reçu comme tout bon chef d'état. Mieux, lorsque que la bien nommée Rama Yade s'insurgea contre cette visite nauséeuse, la secrétaire d'état aux droits de l'homme se fît rappeler à l'ordre très sévèrement et sa fonction fût purement et simplement effacer des responsabilités gouvernementales dès le premier remaniement.

Le ministre des affaires étrangères, l'ex. socialiste Bernard Kouchner, lui pourtant si médiatique est totalement effacé derrière le tonitruant président de la république. Il feindra de s'indigner lorsque le gouvernement s'en prendra au Rom's à l'été 2010, mais finalement attendra sagement d'être débarqué par le remaniement de la fin 2010. Michèle Alliot-Marie est alors nommée au poste.

Alors que la contestation en Tunisie se propageait, MAM ministre des affaires étrangères prenait ses vacances dans le pays en pleine révolution. Elle se faisait promener à bord de jets privés appartenant à des proches du clan Ben Ali, dictateur que la rue conspuait alors. Mais elle n'a rien vu, rien entendu, à peine au courant des événements...

Pire, lorsqu'elle pris conscience de l'importance des manifestations, la délicate ministre proposa que la France apporta "son savoir faire" aux forces réprimant les contestataires du pouvoir du désormais ex-dictateur Ben Ali. Puis se défendait de toute collusion avec le pouvoir... Jusqu'à ce que l'on trouve une caisse de grenades anti-émeutes et toutes sortes de jolis feux d'artifices à destination du joli pays où Madame a pleins d'amis.

On passera le fait qu'elle puisse avoir soutenu plusieurs jours ne pas être ministre durant ses vacances, moi qui croyait qu'ils "sacrifiaient" leur vie personnelle pour la chose publique (république) et se mettait corps et âme au service de l'intérêt général (c'est en tout cas ce qu'ils soutiennent régulièrement la main sur le coeur) ? Bref, une ministre des affaires étrangères incapable d'analyser la situation géopolitique d'un état en pleine révolution, soutenue par son premier ministre qui lui se prélassait auprès de l'autre dictature en naufrage, l'Égypte. Sans parler de notre cher prézident qui lui était invité dans une somptueuse résidence du très moderne monarque Mohamed VIème du nom.

On ne rigolera même pas quand le vertueux Sarkozy demandera à ses cancres de ministres de lui soumettre les dates et lieux de vacances, même sur invitation, hors de France, afin que papa Nicolas valide une destination "fréquentable".

Le premier (espérons le seul) mandat de Sarkozy sera donc marqué, en plus du reste, d'une diplomatie collaboratrice des régimes les plus détestables, et d'un manque total de clairvoyance sur les mutations du monde. Comme Georges Bush en son temps, le refus d'accepter que ce sont aux peuples de prendre leur avenir en main et non pas aux pays "tuteurs" d'une hégémonie désuette sur les états dictatoriaux.

La moindre des choses, c'est que l'erreur d'appréciation soit suivi d'un effet immédiat sur le mandat des caciques du pouvoir, et qu'ils démissionnent sans ambage. La démocratie ne vaut que si elle est contrôlée par le peuple, ce que tente de faire nos camarades qui bravent en ce moment le pouvoir dans le monde arabe, et n'existe que lorsque les mandats attribués aux uns et aux autres sont contrôlés et révocables !